Départ vers la nature à l'état pur

A propos de Sylvothérapie

Philippe Poulet

A propos de sylvothérapie

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Interview de Céline Tournois

Chaîne thermale du soleil

 

 

avant propos aux réponses 

Depuis trois ans déjà, un projet d’initiation à la sylvothérapie s’est développé grâce à Jean-Michel Masset, directeur des Thermes de Bains les Bains auquel j’ai eu une certaine complicité à répondre parce que le secteur visé correspondait à la forêt de mon enfance : la forêt de Darney – Bains – Epinal à laquelle se joingnent celles de Monthureux, de Fontenoy le château, et d’autres.

 

  •  Tout d’abord, qu’est-ce que la sylvothérapie ?

 

Terme inventé en 1982 par le ministère japonais de l’Agriculture, des Forêts et de la Pêche.

De « silva » en latin qui veut dire « forêt » auquel on ajoute thérapie qui est un moyen de prévenir, traiter, soigner ou soulager une maladie.

Je nomme çà : « la forêt bienfaisante »

Les axes principaux sont la détente, la contemplation, la respiration, la remise en contact avec la nature et notre nature et l’expérience récurrente  auprès de nouveaux arbres.

Lire :

«Pour ses tenants, la sylvothérapie est bien plus qu’une simple promenade. L’expert mondial de cette pratique, le Dr Qing Li, parle même d’une ’médecine de la forêt’»

http://sante.lefigaro.fr/article/faire-des-calins-aux-arbres-une-nouvelle-escroquerie-medicale-/

 

  •  Depuis quand la pratique-t-on en France ?

 

Je me réfère aux données de Wikipédia et d’ouvrages universitaires consultables à la Bibliothèque universitaire de Nancy.

Depuis les années 1700 pour les scientifiques, depuis très longtemps pour les druides …

Splenger et Fonsagrives notaient une amélioration de l’expectoration, une diminution de la toux, une sédation. 

Au XVIIIe siècle, on faisait séjourner les malades respiratoires dans des étables où régnait l’air méphitique (riche en C02). On sait que pour la réanimation, on emploie parfois un mélange d’oxygène et de gaz carbonique (Henderson, Miescher, Haldane). 

On peut donc paradoxalement supposer que la légère augmentation de teneur en CO2 de la forêt est un facteur qui favorise la respiration. 

Elle aurait plu aux admirateurs enthousiastes de la nature du XVIIIe siècle. 

Aux thermes de Bains les bains, convié par J.M Masset d’organiser une sortie en forêt avec des médecins thermalistes, des docteurs en géologie à l’INRA, et …une médecin, en autre bibliothécaire à la faculté de médecine de Nancy qui m’a repris sur mes propos de thérapie nouvelle en m’invitant à consulter les ordonnances de médecins dès les années 1700 qui préconisaient des ordonnances pour des bains de forêt dans les Vosges.

Philippe Poulet

Georges Plaisance est un bon mentor pour l’inspiration et la connaissance de la forêt, ensuite une grande liste de techniciens et adeptes, des lectures et des recherches constantes passionnent ma vie et ont enrichi mes connaissances et mon expérience de la vie dans la forêt et de la nature.

George plaisance n’est pas un inconnu pour ceux qui s’occupent de l’effet des forêts sur la santé.

Lire ses dernières publications, « Forêt et Santé » – 1985

Ancien élève de l’Institut national agronomique (Paris), de l’École nationale des Eaux et Forêts (Nancy), docteur-ingénieur en écologie (Faculté des sciences de Dijon)

Il a, au cours de sa carrière d’Ingénieur des Eaux et Forêts, patiemment observé et longuement médité sur la vie des arbres forestiers, ainsi que sur leurs effets bénéfiques sur la physiologie et la psychologie de ceux qui fréquentent les forêts.

Sa carrière et ses voyages l’ont conduit sous des climats divers et dans des forêts bien différentes. En tant qu’expert touristique et d’écologie, il a rassemblé d’innombrables mesures et observations sur la sylvothérapie, provenant d’horizons très différents : fores-tiers, écologistes, médecins, psychologues (français, allemands, américains, anglais, italiens, russes…).

Sylvo phil bains

 

  •    Comment se passe une séance ?

 

Je pense que l’appel de la forêt concerne tout le monde, et je souhaite minimiser l’emploi du terme « sylvothérapie » dans ma pratique de terrain car je ne prétends pas guérir ou soigner mais juste partager un moment dans la forêt en discutant, méditant, écoutant, observant, vibrant. Je ne suis pas Sylvothérapeute.

Il est logique que des thermes parle de sylvothérapie car ils proposent une carte variée de soins où s’intègrent des programmes en forêt.

C’est ainsi que je comprends la sylvothérapie.

Je parle plus volontiers de « Bain de forêt » ou d’« immersion forêt » car mon travail est d’emmener un public sur des terrains spécifiques, balades pendant lesquelles,  sont pratiqués une initiation ou un perfectionnement à la vie de la forêt, des arbres, des champignons et des bactéries, des moments de respirations (propices au renouvellement de l’air et des molécules) et de la méditation.

Il y a plusieurs phases :

  1. La phase récréative : je suis content d’aller me promener. Je vais jouer.
  1. La phase créative : mon décor change, mes pensées changent, je suis au mieux pour des idées nouvelles.
  1. La phase énergétique : je suis en phase avec le milieu, je peux partager l’instant présent avec plaisir et profiter du milieu.
  1. La phase sensitive : Tout mes sens sont en éveil et je respire le bon air de la forêt, j’entends l’orchestration des bruits de la nature, je m’émerveille des couleurs et des lumières de la forêt, l’ambiance du climat forestier transforme mon état, je suis calme.
  1. La phase nourricière : Je peux gouter les fruits de la nature.

lire :       http://station-nature.fr/bien-etre-en-foret/

 

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  • En quoi est-elle bénéfique en complément d’une cure thermale ?

 

« L’absence de tout vent n’est pas souhaitable, car l’organisme n’aime pas l’uniformité ni la stagnation »

« Pour bien vivre, nous avons besoin de petites stimulations alternantes »

Actions de la forêt

 

  • Radiations lumineuses 

Taches de lumière et d’ombre sous la futaie claire de chênes pédonculés

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« La santé vient aussi par les yeux. »

Les malades du myocarde risquent des complications par forte insolation ; les hépatiques, personnes atteintes de dermato – ses étendues, tuberculeux pulmonaires avancés, fébricitants… ont intérêt à prendre l’air, mais à ne pas trop s’exposer au soleil.

Le séjour sous bois, au moins temporaire, devient bénéfique car il évite les inconvénients de l’insolation excessive.

L’utilité de cette réduction lumineuse concerne surtout des organismes fragiles ou convalescents. Dans ces cas, il est indiqué de réduire le nombre d’heures journalières d’insolation de façon à pouvoir maintenir le nombre d’heures de cure d’air indiscutable-ment utile. Plutôt que de s’enfermer dans un café, à l’hôtel ou en appartement, mieux vaut une promenade en forêt.

  • Air ambiant et respirations profondes

La légère augmentation de teneur en CO2 de la forêt est un facteur qui favorise la respiration.

L’air y est pur et on peut respirer les molécules de notre mieux être, les phytoncides et les huiles essentielles .

S’il en est ainsi, les meilleures heures seraient, peut-être, après 10 heures et la nuit.

« Forêts et prairies sont, pour la région, santé et richesse. » 

(Olivier de Serres) 

  • Syntonie avec l’environnement

Nous sommes tous ambassadeur

Qu’est-ce que la forêt ? 

Une usine à bois? un repaire de bêtes sauvages? un décor reposant pour nos yeux, un lieu de promenade et de récréation ? … Tout cela peut-être… 

Mais ne serait-ce pas aussi un lieu de santé, une fontaine de Jouvence répondant à des besoins qui ne font que croître au fur et à mesure qu’une civilisation tentaculaire nous absorbe, nous déforme, nous intoxique ? 

La forêt nous offre ses paysages infiniment variés, son air très pur, ses microclimats atténués ; au corps et à l’esprit, elle offre des possibilités de détente, de désintoxication, de recharge…le sujet est neuf ; il n’a guère intéressé les chercheurs, plus préoccupés de technique, de production et de rendement. 

La santé humaine par la forêt, est-ce une gageure ? en tout cas, nous savons que l’on peut conserver et améliorer les forêts en vue de sauvegarder la santé humaine… et peut-être tel ou tel curiste pourra-t-il en bénéficier ? 

 

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  • Y-a-t-il des arbres plus câlins que d’autres ?

 

Comme chaque être vivant, l’arbre émet des vibrations.

Lorsque nous sommes en société, il y a des personnes à qui l’on ne parle pas et d’autres vers qui l’on va spontanément avec mille trucs à raconter.

C’est pareil avec les arbres, c’est pour çà qu’il est important de mettre en avant notre ultra sensibilité car en forêt, face aux arbres, le regard agit aussi dans notre mode de communication.

Mais en fait, qu’est ce qu’on cherche ? Un câlin ? Un regard pertinent sur soi ? Une nouvelle tapisserie pour notre cage dans laquelle la vie moderne nous enferme ?…?

Si tu ne t’es jamais assoupi ou relaxer sous un arbre, il faut vite le faire… je le répète souvent !

« Les câlins aux arbres », c’est un truc normal et naturel comme envers tout les êtres vivants. Tu n’as pas besoin de te coller à quelqu’un à chaque fois que tu veux passer un moment avec lui. Tu peux rester à distance et communiquer.

Nous pouvons compter sur eux comme des amis et il faut reprendre  conscience que nous profitons de leur écosystème et non l’inverse. Les arbres sont les seuls êtres vivants à produire leur propre nourriture ! Ne dépendant que du climat qu’ils savent modifier.

Ils ont une conscience ! Un arbre que tu aimes comme tout être vivant , te le rend !

Et donc, il y a un échange.

 

A propos de moi :

http://station-nature.fr/presentation/