Départ vers la nature à l'état pur

Traversée de la grande crête des Vosges

 

nicole nicolas hohneck traversee

 

Les dates :

  • du 19 au 25 mai 2019  – Départ assuré
  • du 16 au 22 juin 2019
  • du 7 au 1″ juillet 2019
  • du 21 au 27 juillet 2019
  • du 4 au 10 août 2019
  • du 18 au 24 août 2019

Pour s’inscrire

LA Grande Traversée des Hautes Vosges tout confort !

 

En bref :

Le Massif des Vosges est une montagne au décor brossé à l’ère primaire. Des périodes glaciaires, subsistent de nombreux lacs enchâssés pour la plupart dans de magnifiques cirques aux flancs garnis de hautes parois rocheuses ou de grandes forêts. Certains sont réduits à l’état de tourbières et on peut alors admirer une flore particulière… Entre 600 et 1 400 mètres, les hauts sentiers vosgiens vous emmèneront, du col du Bonhomme au point culminant, le Grand Ballon, en passant par le Gazon du Faing, le col de la Schlucht, le Hohneck, le Markstein, … à travers un milieu naturel varié et spectaculaire où se succèdent Hautes Chaumes aux ondulations douces, lignes de crêtes offrant des points de vue éblouissants quelquefois jusqu’aux Alpes… Au détour des grandes forêts, ce sont les cascades et leurs eaux limpides… et dans le silence des hautes crêtes, les chamois solitaires.

Programme :

Jour 01 :

Accueil à 18h00. Installation dans votre hôtel situé dans la vallée de Munster:   une des plus grandes et belles vallées du versant alsacien des Hautes Vosges qui tient son nom à la construction du troisième monastère construit par les moines bénédictins, inspirés par Saint-Colomban venu d’Irlande qui s’est lancé avec les populations à la conquête de ce petit massif resté sauvage !
Installation pour une nuit.
Présentation du séjour par l’accompagnateur et repas.

Jour 02 :

Munster (370m) – Schratzmaennele (1045m) –  Orbey (531m)
Magnifique montée en puissance de votre séjour. Des paysages très variés grâce à une progression toute en douceur des différents étagements de végétations traversés nous offrant une grande panoramique sur l’itinéraire de la semaine à travers chaumes et forêts, lacs et tourbière.
Une découverte des patrimoines de la 1ère guerre mondiale (passage à proximité du Mémorial du Linge – 987m – et du Cimetière Militaire Allemand du Baerenstall – 975m) ainsi que les fermes dispersées du pays Welche.
passage incontournable pour la pose goûté à la pierre tremblante, chef d’oeuvre naturel du trias en “grès à pouding” avant de descendre sur le village alsacien de montagne Orbey.
Installation pour deux nuits.
Dénivelée : + 750 m ; – 650 m                      Horaire : 6h00 de marche environ

Jour 03 :

Orbey (531m) –  Tête des Faux (1219 m) – Lac Blanc (1058 m) – Orbey (531 m)
Une belle randonnée qui allie nature, avec la tourbière de l’Etang du Devin, et histoire, avec la découverte de nombreux vestiges de la grande guerre.
De l’hôtel on arrive sur le site de la tourbière insolite de l’Etang du Devin. Le sentier monte ensuite en serpentant vers la Roche du Corbeau (1122m – beau panorama), ancienne gare d’arrivée du téléphérique. On enchaîne avec la Tête des Faux point culminant de la journée et classé monument historique (c’est là qu’a eu lieu la première grande bataille de la Guerre de 14-18 dans les Vosges) qui domine les villages du Bonhomme, de Lapoutroie et d’Orbey et surtout le col du Bonhomme considéré par les Français comme stratégique. Descente, sur le Cimetière Duschesne (là où était établi le camp arrière français) pour découvrir le Lac Blanc (origine glaciaire) avant de rejoindre Orbey.
Dénivelée : + 950 m ; – 950 m                      Horaire : 6h00 de marche environ

Jour 04 :

Orbey (531m) – Lac des Truites (1065 m) – Col de la Schlucht (1139m)
Une des plus belles étapes de la traversée des Vosges où l’on  le passage au bord de trois magnifiques lacs glaciaires et sur le sentier de crête (GR5) offrant des panoramas splendides sur les vallées alsaciennes et vosgiennes et au loin sur la Forêt Noire et les Alpes. Passage au col de la Schlucht avant de rejoindre notre Chalet Hôtel de montagne situé à 1100m d’altitude. Installation pour 2 nuits.
Dénivelée : + 950 m ; – 600 m                        Horaire : 6h30 de marche environ

Jour 05 :

Col de la Schlucht – le Hohneck (1363m) > Col de la Schlucht
Tôt le matin vers 06h00, départ sur les traces des chamois en montant vers le Haut de Falimont et les Rochers de la Martinswand. Moment exceptionnel avec le lever du soleil, les crêtes qui se découpent et le calme intense du petit matin. Petit déjeuner dans une Ferme Auberge authentique et visite de la ferme avec la fabrication du fromage de Munster. Descente dans le prestigieux cirque glaciaire du Frankenthal, réserve naturelle nationale qui recèle une exceptionnelle tourbière humide et acide et un étrange étang, aux eaux quasiment noires… Montée au col du Schaeferthal et découverte en “profondeur” des deux cirques glaciaires de la Wormsa et du Wormspel, abritant respectivement deux lacs de montagne de toute beauté : le Fischboedle et le Schiessrothried.
Ascension du Hohneck à travers le cirque glaciaire du Wormspel avant de rejoindre l’hôtel par le Col du Falimont (1290m) et en suivant le chemin de l’ancien tramway en balcon sur la Vallée des Lacs.
Dénivelée : + 700 m ; – 700 m                                  Horaire : 5h30 de marche environ

Jour 06 :

Col de la Schlucht – Kastelberg (1350m) – Markstein (1200m) – Grand Ballon (point culminant du massif – 1424m)
Étape de crêtes et de sommets, tout en altitude, entre 1200 et 1316m, pourvue de points de vue successifs sur l’ensemble du Massif des Vosges : sublime !
Transfert hôtelier du Markstein au Grand Ballon et installation pour une nuit dans notre Hôtel de Montagne situé à 1350m au pied du Grand Ballon.
Dénivelée : + 750 m ; – 690 m                                 Horaire : 6h30 de marche environ

Jour 07 :

Markstein (1200m) – Langenfeldkopf (1290m) – Petit Ballon (1272m) – Munster (370m)
C’est l’étape la plus sauvage, les paysages sont très attachants, la végétation variée de pins, de bruyères, de genévriers.
Transferts au Markstein. On traverse les anciennes chaumes du Marksteinpuis celles du Steinlebach avant de rejoindre le col d’Oberlauchen (1211m). Le chemin suit la crête jusqu’au Petit Ballon pour entamer ensuite la descente sur Munster qui est de toute beauté !
Fin de la randonnée le samedi vers 16h00 à Munster.
C’est une belle petite ville, intéressante, qu’il serait dommage de quitter sans l’avoir visitée (elle doit son nom à une abbaye bénédictine – munster, monasterium – fondée vers l’an 600) : abbaye, église, les parcs Albert Schweitzer et de la Fecht, exposition dans les locaux du Parc des Ballons…
Dénivelée : + 470 m ; – 1150 m                         Horaire : 5h00 de marche environ

Le programme a été établi selon les derniers éléments connus lors de sa rédaction, L’ordre des balades n’est qu’indicatif et peut-être modifié par l’accompagnateur si besoin.

Attention des situations indépendantes de notre volonté peuvent modifier le déroulement de votre séjour (météo, routes coupées, vols annulés ou retardés, grèves, fêtes locales…). Nos guides feront de leur mieux pour s’adapter à ces aléas, avec leur expérience et professionnalisme. Le programme peut donc être adapté/modifié si necessaire.


 

Points forts

  • LA Grande Crête des Vosges, le site le plus emblématique du Massif
  • Des paysages contrastés, entre villages alsaciens et montagne vosgienne
  • Une itinérance tout confort avec un choix d’hôtels familiaux confortables et idéalement situés

 

 

 

Les Vosges constituent le massif le plus bas des grands massifs français (Alpes, Pyrénées, Massifs Central, Jura, Vosges), avec une altitude maximale de 1 424 mètres au Grand Ballon et une étendue s’étirant sur seulement 70 km de large pour 120 km de long.
Sa latitude élevée en fait pourtant le massif le plus froid à altitude égale, avec une limite pluie-neige bien plus basse que celle des Alpes ou des Pyrénées par exemple. Sur la zone de crêtes, lieu où s’épanouissent les chaumes d’altitudes, où le vent d’ouest balaye les maigres arbrisseaux, le climat est similaire à celui de l’Ecosse. Les Hautes-Vosges, ce secteur de la zone centrale aux altitudes dépassant les 800-1000 mètres, est une zone de climat rude, froid ou frais toute l’année, humide, avec une couverture neigeuse qui peut être très importante et durer jusqu’aux feux de l’été. Le contraste avec les vallées vosgiennes est saisissant, il est en est de même de façon encore plus importante avec la plaine d’Alsace.

La zone forestière, d’essence très majoritairement résineuse, change vers 1000 mètres, devient plus clairsemée, se compose de feuillus, de hêtres, davantage aptes à résister aux caprices de la nature par leur capacité à épouser le milieu. C’est ainsi qu’on retrouve des arbres petits et tordus par le vent et le froid sur les chaumes du Ballon d’Alsace, du Rainkopf, du Gazon du Faing, et des autres sommets.

La flore locale doit s’adapter à des conditions météorologiques difficiles : vents forts, froid, neige, exposition au soleil. Au sortir de l’été, elle est composée de chaume (d’où le nom), d’arbustes bas (myrtilles, airelles, bruyères). La chaume est le lieu d’existence d’essences végétales et animales rares encore bien préservées, activement protégées à la fois par la sensibilisation et par les zones naturelles sur les sommets ou non : Tourbière de la Charme, Massif du Ballon de Servance, Massif de Ventron, Tourbière de Machey, Langenfeldkopf, Hohneck – Jardin d’Altitude, Frankental – Missheimle, Tanet – Gazon du Gaing, Forêt des Deux Lacs). Les actions entreprises dans le cadre du Parc Naturel Régional des Ballons des Vosges complètent ce dispositif.

Cette chaume d’altitude était autrefois le lieu de pâturage des vaches vosgiennes, élevées par les marcaires, tradition perdue qui tend à renaître à nouveau. Les chaumes les plus remarquables sont celles du Ballon de Servance (une montagne quelque peu oubliée qui abrite une faune et une flore exceptionnelles et qui est l’exemple le plus pur de la montagne vosgienne arrondie avec sa chaume à son sommet), le Ballon d’Alsace, le Drumont, le Grand Ventron, la Haute Crête allant du Gazon du Faing au Grand Ballon. Des pratiques agricoles extensives permettent le maintien des chaumes dans un bon état de conservation. On pourrait hâtivement les apparenter aux prairies d’altitudes d’autres massifs mais la chaume vosgiennes reste unique en son genre.